Reconnaître les différents types de pirates et leurs méthodes

Un chiffre sans appel : 71% des entreprises françaises ont subi une cyberattaque l’an dernier. Le sujet fait la une, mais les projecteurs se braquent rarement sur ceux qui sont derrière l’écran. Qui sont ces pirates qui font planer la menace numérique sur nos vies connectées ?

La plupart opèrent dans l’ombre, masquant leur identité pour ne pas finir derrière les barreaux. Pourtant, il serait simpliste de les ranger tous du côté obscur. Aujourd’hui, l’univers du hacking regorge de profils variés, aux motivations parfois radicalement opposées.

Pour y voir clair, voici un panorama des différents acteurs et de ce qui les pousse à passer à l’action :

Hackers « white hat » : ces professionnels de la cybersécurité travaillent dans la légalité, testant les systèmes informatiques pour débusquer les failles et renforcer les défenses. Armés d’outils sophistiqués et toujours à l’affût des nouveaux risques, ils jouent un rôle clé dans la protection des entreprises face aux attaques venues du web.

Hackers « chapeau noir » : voilà les figures classiques du piratage, celles qui s’introduisent illégalement dans les réseaux, conçoivent des virus ou orchestrent des attaques massives. Leur terrain de jeu : la faille humaine, l’oubli, la négligence. Leur moteur : l’appât du gain. Entre eux, le terme « cracker » circule pour désigner ceux qui franchissent la ligne rouge. Ils restent un cran devant les défenseurs, créant sans cesse de nouvelles tactiques pour contourner les protections existantes.

Hackers « chapeau gris » : ces acteurs naviguent dans la zone trouble. Ils ne cherchent pas forcément à nuire, mais enfreignent parfois les règles pour démontrer une vulnérabilité. Exemple typique : pénétrer dans un réseau, signaler la faille publiquement, parfois même au bénéfice des utilisateurs, mais sans autorisation. La frontière est mince : si la démarche devient une affaire d’argent, c’est du côté noir qu’ils basculent.

Quand ces mêmes hackers réclament une rançon pour garder le silence sur une faille, plus de doute : ils rejoignent la catégorie des pirates motivés par l’enrichissement personnel.

Script kiddies : ce terme désigne, sans ménagement, les apprentis hackers qui exploitent des outils téléchargés tout faits pour mener leurs attaques. Ils détériorent des sites web ou s’introduisent dans des réseaux, espérant se faire remarquer. Parmi eux émergent parfois les « chapeaux verts », curieux et en quête de connaissances, qui pourraient bien évoluer vers d’autres formes de piratage.

Hacktivistes : ici, la motivation est idéologique. Ces pirates se mobilisent pour défendre une cause, dénoncer des abus ou faire avancer un combat politique. Lors du Printemps arabe, certains hacktivistes ont permis à des groupes menacés d’échanger à l’abri de la surveillance ou de contourner la censure imposée par le pouvoir.

Pirates soutenus par un État : les gouvernements ne laissent plus le terrain du cyberespace aux seuls civils. Désormais, disposer d’une force numérique, c’est détenir une arme stratégique. Avec des moyens considérables, ces groupes visent entreprises, institutions et parfois même la population, pour défendre des intérêts nationaux ou déstabiliser des adversaires.

Cyberespions : dans le monde des affaires, l’espionnage industriel passe aussi par le piratage. Certaines sociétés mandatent des spécialistes pour infiltrer la concurrence et s’emparer d’informations confidentielles. Ces espions numériques peuvent opérer de l’extérieur ou, plus subtil, se fondre dans l’organigramme avant de passer à l’action. Leur objectif : servir les intérêts de ceux qui les rémunèrent, par tous les moyens nécessaires.

Dénonciateurs : il arrive qu’un salarié brise le silence en rendant publiques des données internes jugées d’intérêt général. Mais parfois, la frontière se brouille : si la démarche cache une vengeance ou un projet de revente de secrets, on parle alors d’« initié malveillant ». Quoi qu’il en soit, ceux-là disposent d’un accès privilégié et représentent un risque majeur pour la sécurité des organisations.

Cyberterroristes : animés par des convictions radicales, ces groupes s’attaquent aux infrastructures vitales dans le but de semer la peur et de perturber la société. Leur arsenal technique est redoutable, leurs cibles souvent stratégiques. Leur but : installer un climat de menace et d’instabilité à grande échelle.

Pour rester à l’abri de ces attaques, il devient indispensable de sécuriser ses données et de se doter de protections adaptées, incluant des solutions contre le vol d’identité.

Robert Siciliano, consultant pour McAfee, est reconnu pour son expertise sur la protection contre le vol d’identité.

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